Communiqué de presse

La mission locale : Une restructuration réussie !

 
 

Un conseil d'administration de la mission locale s'est tenu le 31 octobre dernier et avait à
son ordre du jour l’examen des résultats financiers de l’année 2016. Pour la première fois depuis de
très nombreuses années ceux-ci sont excédentaires de 262.186 € et témoignent ainsi de
l’amélioration de la gestion de la structure conduite par l’équipe dirigeante de la mission locale
(son Président David Riché et son directeur d’alors Raphaël Wintreberg). Amélioration qui se
traduit en 2016 par plus de 400.000 € d’économies sur l’ensemble des postes de dépenses.

Compte-tenu du volume des déficits cumulés au cours des exercices antérieurs, qui
dépassaient 2 millions d’euros soit l’équivalent de la dotation annuelle budgétaire de la Mission
locale, ce résultat n’aurait pu être obtenu sans certes une aide exceptionnelle de l’État de 650.000 €
en 2016 (aide qui se poursuit en 2017 par la dotation d’une enveloppe financière de 1.000.000 €)
mais aussi sans l’accompagnement de la CTG (qui notamment prend en charge une partie du salaire
du nouveau directeur) et surtout sans le courage du personnel de la mission locale qui a su
poursuivre sa mission dans un contexte de restructuration difficile. Cette détermination doit être un
exemple pour l’ensemble des services publics.
Ce résultat permet à la mission locale d'envisager avec optimisme son avenir et d'engager
des actions à l’attention de l’ensemble des jeunes en difficultés du territoire. Très prochainement
devrait aboutir un partenariat expérimental entre la mission locale et pôle emploi sur le déploiement
de la garantie jeune sur le Sud Maroni. Gageons que cette évolution incitera les collectivités locales
(EPCI et communes), qui faisaient de l’assainissement de la situation financière un préalable à leur
aide, à participer au financement de la mission locale régionale de Guyane à l’heure actuelle
principalement supporté par l’État (plus de 70% des subventions d’exploitation perçues par la
Mission locale en 2016). Aujourd’hui seule la CACL participe à hauteur de 100.000 € par an au
fonctionnement de la structure. A titre d’exemple il convient de rappeler qu’un audit commandé par
la DIECCTE en 2015 précisait que sur l’échantillon métropolitain des missions locales observé à
titre de comparaison (Limoges, Le Mans et l’Ardèche) la part du financement apportée par les EPCI
était compris dans une « fourchette » allant de 15 à 21% du total des subventions d’exploitation. En
Guyane à l’heure actuelle, et en comptant la subvention de la CACL, cette part est de 3,59% en
2016. Je pense pouvoir écrire que non seulement les actuels financeurs de la mission locale, mais
aussi la population guyanaise, sont en attente de la décision des maires et présidents des EPCI.
Patrice FAURE
Préfet de la région Guyane