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Nouvelle réglementation relative aux prélèvements d’insectes et d’arachnides en Guyane

 
 
Nouvelle réglementation relative aux prélèvements d’insectes et d’arachnides en Guyane

  

Suite aux saisies croissantes de la Douane et de la Police de l’environnement de prélèvements massifs d’arthropodes à destination de l’Europe et de l’international à but manifestement commercial, le Préfet de la région Guyane a décidé d’instaurer une réglementation permettant de maîtriser les impacts de tels prélèvements sur la biodiversité guyanaise et ainsi endiguer un éventuel trafic et pillage des ressources naturelles. Contrairement aux pays voisins, la Guyane était en effet le seul territoire d’Amazonie où aucune réglementation n’existait jusqu’à présent pour ces espèces.

 

Le prélèvement des insectes et arachnides à des fins de transport hors du département de Guyane est désormais soumis à déclaration dès le premier spécimen prélevé. Les formulaires de télé-déclaration sont disponibles sur le site de la DEAL Guyane et de l’ONCFS Guyane.

 http://www.guyane.developpement-durable.gouv.fr/nouvelle-reglementation-relative-aux-arthropodes-a3034.html

De plus, des quotas s’appliquent dans les limites suivantes, par personne et par an :

  • Plus de 100 spécimens d’insectes, toutes espèces confondues, dont un spécimen de titan (Titanus giganteus)
  • Plus de 10 spécimens d’arachnides dont un seul spécimen de Theraphosa (Theraphosa blondi). Le prélèvement des cocons est interdit.

Ce “quota” doit permettre de limiter des prélèvements en masse à des fins commerciales. Les efforts de contrôle des forces de police vont à cet effet se concentrer sur les points de sortie du territoire.

Cette réglementation n’impactera pas la progression de la connaissance sur un groupe sur lequel les connaissances sont encore aujourd’hui fragmentaires : un régime dérogatoire a en ce sens été spécifiquement intégré dans la nouvelle réglementation. Cette disposition donne ainsi la possibilité aux scientifiques/experts/naturalistes, sur la base de la transmission d’une demande argumentée à la DEAL, d’obtenir une dérogation pour collecter et transporter des échantillons/spécimens au-delà des quotas établis par la réglementation, dans le cadre de projets scientifiques, pédagogiques ou de collections muséographiques.