Centrale électrique du Larivot en Guyane

 
 
Centrale électrique du Larivot en Guyane

l’État annonce qu’un recours va être déposé contre la décision du Tribunal administratif de Cayenne

Par décision du 27 juillet 2021, le juge des référés du Tribunal administratif de Cayenne a suspendu l’exécution de l’arrêté du 22 octobre 2020 du préfet de la Guyane portant autorisation environnementale en vue de l’exploitation de la centrale d’EDFÉlectricité de France dit « du Larivot ».

Or ce projet de centrale est essentiel à la sécurité de l’approvisionnement en électricité en Guyane en raison du vieillissement de la centrale thermique existante de Dégrad-des-Cannes. La coupure électrique majeure qu’a connu le littoral guyanais le 25 juillet dernier suite à un impact de foudre sur les installations du barrage hydroélectrique de Petit-Saut a démontré la nécessité de disposer d’un équipement moderne permettant d’assurer en tous temps la fourniture d’électricité aux usagers de Guyane.

Devant le risque de retard du chantier, l’État a donc décidé, à l’instar du porteur de projet, de former un recours contre la décision du juge des référés en se pourvoyant en cassation auprès du Conseil d’État.

Il est rappelé qu’il est prévu que la nouvelle centrale fonctionne dès sa mise en service aux biocarburants liquides. Les biocarburants utilisés devront respecter les critères de durabilité et être conformes aux directives européennes. En particulier, ils ne devront pas provenir de matières premières présentant un risque élevé d’induire des changements dans l’affectation des sols. L’utilisation d’huile de palme et de soja sera notamment exclue. L’utilisation de biocarburants plutôt que du fioul permettra par ailleurs de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre de la centrale puisqu’elles seront au moins 4 fois inférieures à celles de l’actuelle centrale de Degrad-des-Cannes. Ce projet réduira également fortement les émissions d’oxydes d’azote (-64%) et d’oxydes de soufre (-99,6%). Ce nouveau projet permettra par ailleurs de supprimer les installations de production d’énergies fossiles polluantes installées aujourd’hui à Cayenne, qu’il s’agisse de la centrale de Degrad-Des-Cannes ou des turbines à combustion et groupes diesel temporaires. Enfin, il est complémentaire aux autres projets de centrales solaires ou à biomasse solide qui poursuivent leur développement en Guyane.